Etape de Trappes

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Rencontre avec Aliénor Ebling, Aminata Diallo et le MRAP à l'espace 1901 de Trappes le 20 mai.

  • Aminata DIALLO:  adjointe au maire en charge de la vie associative et citoyenne. Elle a accompagné des personnes dans des démarches en préfecture, des personnes qui venaient de s’installer en France etc. Elle est coach insertion au sport, elle prépare les jeunes au monde professionnel par le biais du sport où elle se retrouve avec des jeunes qui sont sans stage et donc elle les aide à en trouver. Ils ont du recrutement à faire, ils ont des propositions de partenaires où ils veulent créer une école d’insertion par le sport où cela permettrait aux jeunes de s’insérer dans le monde professionnel par le sport. Hier, elle a rencontré la première ministre Mme Elizabeth Borne, elle expliquait ses fonctions, ce qu’elle faisait etc. 

 

  • Aliénor EBLING: adjointe au maire en charge des solidarités. Au cours du premier mandat, Aliénor avait un mandat sur la lutte contre l’exclusion.  Au niveau du CCAS, il y a des anciens agents d’accueil à qui elle a proposé de garder des animations. Une d’entre elles fait depuis 2 mois de la décoration et elle a fait aussi une fresque avec un trombinoscope, ce qui a servi à décorer etc. 

 

Au CCAS, il n’y a pas de juriste ou de conseillers juridiques. 

Sur toute la partie stage, accompagnement ZEP : ils ne peuvent pas le faire car il faudrait augmenter de 30 % dans toutes les écoles. 

Sur la question de construire des crèches : ils veulent rajouter 60 berceaux par rapport à ce qui existe actuellement. Ils possèdent une attente de 9 mois environ pour avoir une place en crèche sachant qu’ils mettent en priorité les femmes seules ou les familles en difficulté. A côté de cela, ils ont dans la ville une offre privée d’entreprise où les familles qui ont les moyens qui peuvent payer.

Sur la partie emploi : un ancien conseiller municipal avait travaillé sur l’aspect logement où il avait commencé à réfléchir sur les demandes de logement anonyme. Désormais, cette partie-là de l’aspect au logement est gérée directement par le cabinet du maire. Le CAP emploi a été rebaptisé par service emploi qui vient en complément du pôle emploi sur l’aspect présentation du CV, etc. 

 

Le MRAP

Président Mohammed KADDA :

  • Colette PARENT : elle est secrétaire du comité local. Le comité local a démarré sur la régularisation des sans-papiers à Trappes. Le CEFY (Collectif Etrangers Français des Yvelines) est un groupe d’associations de toutes les Yvelines qui est un interlocuteur du préfet sur la régularisation des sans-papiers notamment. En dehors de cela, le MRAP a des initiatives locales quand ils peuvent, c’est plus simple avec la nouvelle municipalité que cela ne l’était il y a quelques années car ce sont des actions de sensibilisation à la lutte contre le racisme et contre les discriminations. 

 

  • Thérèse LOIRAT : elle est trésorière du MRAP. Elle est là depuis le début du démarrage du comité du MRAP. Ils vont faire une action sur les 60 ans sur la guerre d’Algérie. Leur activité est assez variée, ils ont fait des activités auprès des jeunes mais aussi auprès des sans-papiers. Ils avaient une permanence mais aujourd’hui ils ont du mal à la tenir car Thérèse est toute seule, elle dit avoir un certain âge et ne plus avoir toute sa mémoire. Le MRAP faisait partie des associations qui se sont portées partie civile comme la Maison des Potes lors du procès contre la SNCF. 

 

Le CEFY s’est monté dans les années 1990 lorsqu’il y a eu une occupation sans-papiers dans la cathédrale de Versailles. Thérèse a assisté à des commissions de titre de séjour à la préfecture. Elle s’est retrouvée dans cette commission où une avocate représentait la mairie. Désormais, la préfecture devient très difficile avec les sans-papiers donc les sans-papiers qui peuvent être régularisés normalement sont laissés à l’abandon. 

C’est pareil pour demander la naturalisation, la sous-préfecture l’a suspendue jusqu’au mois d’août et après ce sera par l’ANEF dont directement par internet. Thérèse comprend tout à fait la difficulté des sans-papiers d’obtenir une régularisation, la barrière de la langue etc. 

Ils ont interrogé les candidats maires en 2020 avec une liste de revendications et un maire a répondu en disant qu’il fallait lire son programme. 

Ici, il y a une maison de la justice et du droit avec un juriste et des avocats qui est gérée par la communauté de l’agglomération. Le problème avec la maison de la justice et du droit c’est que c’est toujours sur RDV. Le MRAP a eu beaucoup d’OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Il y a un intermédiaire avec le défenseur des droits. Toutefois, il y a une seule maison de la justice et du droit pour les 12 communes donc la liste d’attente est très longue. 

 

  • Kawtar EL HAJAM, lycéenne dans un lycée de gestion administration: stagiaire jusqu’au 1er juillet pendant 2 mois à l’espace 1901. 

 

  • Fatma PIRI: responsable de l’espace 1901 qui gère la vie démocratique et associative. Ils ont des associations qui sont adhérentes à l’espace 1901 pour pouvoir bénéficier des salles de réunions pour faire des assemblées générales, ils accompagnent les personnes qui souhaitent monter une association à le faire, ils gèrent le lancement de l’appel à projet subvention que la ville propose aux associations de Trappes. Ils ont 12 assemblées citoyennes, le but est de faire en sorte que les citoyens s’investissent et de dire qu’on coconstruit ensemble. 

 

Samuel : Est-ce que vous célébrez le 21 mars ? 

La journée internationale du 21 mars n’est pas célébrée dans cette structure. Ils possèdent cependant un partenariat sur la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie avec des expositions, des projets de film, etc. Ils collaborent avec l’association solidarité algérienne qui à la base était une association communautaire. Désormais, l’association est beaucoup plus ouverte.

Samuel souhaite que les CV soient anonymisés. 

A Trappes, ils font des job dating où toute personne inscrite vient rencontrer les directeurs du RH : aujourd’hui, il y avait tous les directeurs de la RH. 

Concernant la déduction qu’on a de l’affaire des cheminots des marocains : la direction des ressources humaines pourrait regarder si le personnel étranger a eu la même progression de salaire que le personnel fonctionnaire.